dimanche 18 janvier 2009

"For those about to rock,"




Puerto Iguazu



En reprenant mes bonnes vieilles habitudes aquises lors de ma formation accélérée à la greyound académie entre san francisco et new york il y a quelques années de cela, je repars dans un enchainement de bus en faisant quelques haltes dans des villes douteuses, fréquentables en journée, et qui lâche ses cinglés le soir venu; tel Curitiba, sophistiquée en journée, détraquée en soirée; où je regagne la gare routière juste à temps, me frayant un chemin sinueux entre les chaleureux habitants des trottoirs alentours.



J´arrive un matin à Iguazu, passe quelques formalités administratives en quelques bus et finis coté argentin, bel hotel, terrasses, piscine, gros soleil; bonne journée peu remplie, je fais la connaissance d´un belge rigolo (classique...), de nouvelles zélandaises, d´un mexicain.... on part en tournée en ville. Petite virée cotée Paraguay et la douteuse Ciudad del Este, capitale de la contrebande sud américaine, où je me rachete un appareil photo. La visite des chuttes est chaude, tropicale, c´est un beau chemin empli de peuple, normal, les chuttes sont énormes, étendues sur plus d´un kilomètre, étagées en plusieurs paliers au milieu d´un végétation luxuriante, et, parfois avare de superlatifs, là je dois à la vérité d´avouer que c´est superbe. C´est un vrai bonheur de se promener sur les passerelles qui mènent au milieu des chuttes; on prend la douche et on revit. Le lendemain, c´est grosse averse, pluie tropicale, et là c´est de l´eau partout, en dessous, au dessus, plein la gueule; jusqu´au retour à l´hotel, où me réveillant de ma sieste pour sortir du bus, je découvre un grand soleil, et je rejoins quelques français bouguons à la piscine où l´on s´adonne à une spécialité bien de chez nous; critique de la météo et insultes au soleil; y a un perpignanais qui ne décolère pas, il a passé les quatre derniers jours entre paris et madrid bloqué par la neige, il est arrive hier dans la fournaise et s´en ai pris plein la gueule aujourd´hui, et ça fait bien rire les québecoises qui sont là, qui ne nous croient pas quand on leur explique que chez nous, dix centimètres de neige, c´est la crise, plus d´école, plus d´avion, plus d´électrécité; mais que c´est la faute des russes et du gaz communisme.










Buenos Aires




La prochaine étape, c´est buenos aires, les bus argentins sont les plus classes du monde me disait on depuis des mois...Ben tiens! Ils coutent une fortune, tous les meme prix et la même surdose de confort, on est pas trop crispé par l´hésitation, pas le choix de payer cher, pas le choix de prendre du gros confort. Et comme le confort est total, le bus ne s´arrette pas une fois en dix sept heures, ce qui me déplait fortement; on respire de l´air en conserve, on bouffe comme dans un avion et on peut jouer avec le dossier du siège jusqu´à ce que le voisin s´énerve...bon, ben, hereusement y a du pinard, "chic du vin!", maigre consolation.





Buenos Aires, vaste cité, opulente, distinguée, brillante, savement élaborée, quartiers résidenciels intimistes et larges avenues en perfusion qui transportent en son coeur son lot de peste automobile; citée active, emplie de gens de tous bords venus de tout partout, et il y a même des yankees, espèce qui se faisait rare en bolivie et brésil, question d´ambassade et de prix de visas, puis y avait pas de starbucks. Je retrouve dans le coin Eva, vieille camarade de Jussieu, quelques banc de fac usés et cafés crasseux, on s´était pas vu depuis des années, mais c´est plus facile de se retrouver ici qu´à Paris, pour sûr; elle a dégoté un drôle d´hotel avec des brésiliens alcooliques; mais la fête est répandue à Buenos aires, rythme de vie drastique, sieste à 20h, on mange vers minuit, on picole jusqu´à l´heure de sortitr vers 3h; bon là, ils abusent un peu hein, jsuis de la vieille école moi, et à trois heures il reste plus grand chose, je fais pâle figure, mais je tient mon rang; je fais face, courageusement.



Quelques quartiers sympas à visiter un peu partout, Buenos Aires fait très européen, c´est vrai, se prend pour du Paris haussmanien, parfois, mais si la copie est plus inspirée qu´à Bordeaux, bon, tant qu´à aller dans une ville qui ressemble à une autre...Mais "BA" est une ville dynamique, fête, concert, une ville qui remue toute la nuit et dans laquelle plus d´un petit occidental en balade est resté perché plusieurs semaines; j´en rencontre une poignée après un grand concert de percutions dans des petits bars que je ne saurai localiser, mais on arrêtte pas super Touriste comme ça mes enfants, lancé comme un boulet de canon, je m´en traversse Buenos Aires en quelques jours, une autre idée en tête.



Uruguay



Le point de départ, c´était le Paraguay, envie de descendre le fleuve sur un rafiot pourri, dans un hamac en plusieurs jours, mais divaguant rapidement vers la cote brésilienne, le projet fut abandonné, tout comme celui d´aller rencontrer les populations ménonites, sorte de peuplade descendant d´allemands, qui se baladent en salopette et grand chapeaux, comme dans la petite maison dans la prairie; et qui se balancent du "guten tag" au milieu du désert paraguayen; alors vite, association d´idée hative et me voilà m´imaginer ramener le petit fils d´Adolf par la peau du cul à washingtown pour financer mon voyage; mais non, m´apprend t-on, rien à voir, ceux là seraient en argentine; les ménonites se contentent d´exploiter terres et population en appliquant moeurs étranges, comme la prohibition; me cherchez plus, je suis déjà loin. Du coup, Uruguay, et qui l´eut cru, bonne pioche bonhomme; un bateau, une belle traverssée, un festin à se faire péter le bide à Colonia, superbe ville, coucher de soleil sur les buildings émergents à l´horizon de BA; et ensuite Montevideo.



Je m´adonne à une activité à laquelle je pensais depuis bien longtemps, et m´en vais rencontrer mes hotes de couchsurfing, qui comme son nom l´indique est un site qui met en relation des gens qui voyagent et des gens qui veulent acceuillir des voyageurs, leur montrer la ville et tout ça; aucune obligation nulle part bien sûr. Carla et Juan Antonio m´acceuillent à bars ouverts dans leur petit appart près de la plage, on va se taper grillades et bières dehors; c´est vraiment très chouette et ils sont adorables. Le lendemain, ne quittant pas la ville après l´avoir retourner sur une bécane de faible qualité, je rencontre une australienne lors d´une pizza party sur un toit qui, hasard, s´en va dans le bled cotier où mes hotes de la veille doivent se rendrent pour le week end.



Je suis le mouvement; la cote uruguayene est une succession de petits villages, entourés de campings; de vrais bleds de vacances où se pressent l´uruguay et l´argentine en cet été. Le notre, la Pedrera, est encore assez petit, organisé autour d´une rue principale, ses bars et restos, qui débouche sur de grande plages où se jette un océan dáchainé. Rien à redire, si ce n'est que la chose serait surement plus rustique si chaque échope n'eut été redécorée aux couleurs de coca ou budweiser; les logos yankees pullulent en amérique du sud plus vite qu´une colonie de poux dans une classe de maternelle.

Un séjour à la plage, et pour moi, c´est un changement d´équipe, je quitte les blanc, je passe chez les rouges, ici tout le monde est bronzé, alors je reste en sous effectif; ne pouvant plus faire le bacon au risque de claquer sur place j´envisage de me lancer dans le kite surf, mais une association de tempète et de carte de crédit qui se met à faire disjoncter tous les distributeurs de la région me feront remetttre l´execution du projet à de meilleurs cieux.

Ayant retrouvé mon sympathique couple d´uruguayen et par association la soeur, le frère, la mère, le copain de la soeur, qui, comme tous les argentins semblent penser que boire du maté en permanence leur permet de rester en vie; je suis convié, ansi que Nelly, l´australienne, à l´assado-wiskey préparé par Juan Antonio, un homme de gout. On visite aussi un drole de bled de pecheur, et de hippies, dont les 5 derniers kilomètres de route, en sable, se font en espèce de camions. L´endroit ne comporte pas de route, ni de murs, juste des maisons, posées, sans électrécité, an bout entre deux criques; et pleins de touristes et d´éléphants de mers et d´autres entre les deux inclassables, se pressent le jour venu à l´endroit, fort rustique, qui sent le poisson et la dread lock.


En Uruguay, je commence à sentir que je pourrai rester des semaines, ou des mois à moisir dans le coin; et c´est vrai pour mon voyage en général, c´est le cap, soit je rentre dans le rang, soit je sors les voiles; mais ayant l´imagination confuse et les idées à déméler, je me met sur le chemin du retour et me résout à penser la chose plutôt que de risquer de vendre des colliers de perles sur la page de Cabo polonio. Cap sur Punta del Este, le grand st tropez où se presse la jet set sud américaine; grand immeuble, des plages superbes, des prix très abusifs; envie chez moi d´y passer 24h, de profitter de ce que je peux, mais je me dis vite qu´il y a pas grand chose pour moi ici, et qu´il me manque en ces lieux et pour la circonstence quelques hommes de mains avec lesquels il serait amusant de foutre le bordel en ville, surement; mais là, c´est un peu trop puant pour les puants de mon espèce. Alors voilà, point de jet set, on continue la route, d´ailleurs en cette soirée quand le soleil tombe sur Puna Del Este, j´ai en tête un ralongement de voyage, on finit la boucle et on reboucle dans l´autre sens; Sallard, vagabon, clochard; arrêtte donc un peu de trainer dans les bars; si je me dérobe une fois devant l´aéroport, plus rien m´empechera de recomencer; alors je me tâte, j´élabore, j´imagine, je fais et refais mes plans, moi qui pensait avoir presque hâte d´en finir, me revoilà à galoper en tous sens; de là à voir super touriste se muer en super crevard d´ici quelques semaines, désargenté, asséché par trop d´errances, il n´y aurait qu´à franchir le maigre pas qui tient encore à distance de mon innestimable personne les affres de la réalité que je me dois de maintenir désormais en respect.














Je passe d´un bus à un autre, me faufile dans la longue file et la gare de Montevideo où attendent des centaines de personnes pour s´entasser dans les bus qui nous conduiront au ferry; plusieurs mois à observer des Latinos me doubler sans vergogne m´ont appris à l´utiliser à leur dépends , comme au ju-jitsu; mais point de gagne petit, j´en prends la gare de Montevideo à revers, escroc sans pitié, grille la moitié de la ville; et un autre bus, un bateau, et en att endant, pour mieux chercher la solution aux problèmes, je m´en retourne à Buenos Aires, continuer à me dissoudre dans l´indeterminé.



"Salute!"

Pablo Escobar










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