lundi 5 janvier 2009

Si tu vas à Rio...




Sao Paulo

Avant Rio, un peu de patience je me prie, Sao Paulo, monumental enchevètrement urbain, une des trois ou cinq plus grandes ville du monde selon les sources, interminable à traversser. Le terminal de bus de Tiété est lui le deuxième plus grand au monde; je ne sais qui le devance, mais celui-ci vaut un aéroport. Je me jette dans le métro, grand, bien organisé, et dont les gens, tous Brésiliens qu´ils soient, n´affichent pas les sourires béats d´illuminés rassurant les touristes fraichement arrivés en ville et en quête de réconfort, dont on nous reproche tant l´abscence à Paris. A force de visiter à chaque occasion les métros des villes que je traverse, en passant par les lignes à trois stations de bourgades désolées, je commence à penser que cette idée est une pure utopie gueuse, de ceux qui en sont encore à confondre la chose avec un manège de forain.





Des gueux (ah pouah!, des gueux!), ici pourrai je me sentir presque compréhenssif tant la taille de la cité est impressionante; les grandes villes Brésiliennes ont un coté très américain dans la quadrature des rues du centre ville, et l´animation grouillante des travailleurs cravateux de la journée contrastant avec celle, plus sporadique des détraqués qui rodent à l´ombre des buldings à la nuit tombée. En plein pendant les fêtes de noel, ces plutôt les félés, les redoutables bandes de gamins des rues et habitants du bitume en tout genre qui arpentent les rues, autour des places, qui sur le papier, me semblaient valoir le coup d´oeil, mais dans lesquelles j´ai le sentiment de devenir une proie de choix, à juste titre, au fur et à mesure que la nuit approche. Premier changement au brésil par rapport à avant; on rencontre dans les hotels, brésiliens et argentins, qui par ailleurs, même s´ils semblent être les seuls latinos assez fortunés pour voyager, ne le font que dans les pays latinos un tant soit peu fortunés. Je rencontre ainsi trois argentines et un brésilien, et en dépit de mon opiniatreté, c´est ce dernier qui me fera au soir quelques indécentes avances; j´y réagit comme un vieux con, outré, me le reproche le lendemain après avoir dormi d´un oeil, me disant que j´aurai pu en rire, mais me disant aussi qu´ayant manqué l´ocasion de lui écraser mon coude sur le crâne, j´eu là une réaction toute mesurée; je fuis la depsure pour passer la journée avec les argentines, et on visite quelques musées plein de tableaux français, surement volés, et quelques jolis parcs de la ville.


Je rencontrerai le soir un ptit français, fraichement débarqué de l´avion, qui après plus d´un an en australie, est rentré en france pour tout plaquer, études potentielles et copine, non pas pour aller foutre une mauvaise ambiance dans les dortoirs de Sao Paulo, lui, mais pour continuer à voyager et jouer au rugby, en argentine cette fois.

Rio

Après ces quelques jours sympathiques de Sao Paulo, direction Rio, et son bordel autoroutier. Encore une fois, je me dois de déjouer les piéges du grand business de l´insécurité, les files de touristes qui attendent les taxis, les chauffeurs de taxi qui me promettent encore une mort certaine dans les bus de la ville, avec toutes mes affaires. La vérité est que les cariocas sont les plus gentils qui soient, et malgrès leur langage de lusitaniens, font tous les efforts du monde pour m´indiquer oú descendre, où aller, et je n´ai jamais eu à prendre un taxi à rio pour arriver à bon port. Mon hostel pour la première semaine ressemble à un grand squat, avec des saloperies artistiques un peu partout, une organisation limitée et un ménage hebdomadaire, au mieux, mais j´y rencontre quelques guignols attachants


Le plus illustre d´entre eux m´y rejoint le premier soir, Abitbol en personne, avec Nathalia, sa copine locale; je me défend pas mal à la batterie de question abitbolienne à laquelle il fallait s´attendre; mais je n´aurai pas trop à me plaindre de ce coté là, ils ont tous deux développé un jeu de disputte et mises au point récurentes qui laisse l´animal éreinté en fin de journée.



Bueno año nueve!



Je visiste Copacabana beach cette dernière après midi de 2008; j´y passe assez inaperçu, il y a ici autant de touristes que de putes à Pigalle; la ville se prépare à péter en cet après midi de nouvel an, chaud et arrosé comme il se doit par les Brésiliens, qui combattent la chaleur dès leur lever à grand coups de skol. Notre programme nous mène sur une terasse, sur la toit d´un immeuble de Copacabana où des amis de Natalia et consort ont organisé leur soirée; chouette réception où un ptit gars bien habillé passe régulièrement me remplir mon verre sans que j´ai le temps d´en voir le fond.





Un peu avant minuit, la foule s´en va s´éparpiller dans la rue bondée qui mène sur la plage, laquelle, noire de peuple, voit s´éclater le feu d´artifice au-dessus de l´océan dans des ''hoo'' et des ''haa'' d´admiration. Avec mon Abitbolosse, on s´en va se jetter à l´eau pour un bain de minuit fort agréable. Ensuite, bien sûr, même si on savait qu´on le ferait, on a rien prévu, on prend quelques photos qui mettent à dure épreuve mon apareil photo, et on s´en retourne, en caleçon, à travers la foule et les rues, vers notre soirée. Là, on achève ce qu´il reste du buffet, puis on s´affaire aux caipérinia fruitées et autres, je laisse pas ma part au chien; les pas de danse se fluidifient, le sol deviens glissant de crasse, jsens que je deviens meilleur en portuguais aussi et les filles sont jolies; tour d´horizon, regard circulaire pour cibler la victime idéale, hum oui, oh non, hey faut pas trop creuser là, un moment oportun; une chaise se libère, hop là, et un deux , ''et comment ça va, et qu´est ce que tu fais dans ta vie; ouais, hum hum, ouais, hum hum...''; et mais c´est qu´on rigole bien, bien bien, ok, ''et dis! , maintenant qu´on se connait un peu mieux pourquoi tu viendrais pas un peu par ici ?!?'' Ouais quoi, non, t´attends quelqu´un là, oui, c´est cela... fascinant tout ça mais on m´apelle dans le fond; bon ok, puisque c´est comme ça, voyons voir ce que fond les piliers, après ça, on fera surement moins le difficille hein, puis qu´il est où d´abord ce gars qui me servait des bières? Ha, ha, puisqu´on nous a ouvert la cuisine, je prends une vodkathérapie et m´en vais discerter avec brio avec mon ami, celui avec le nez, et c´est qu´on élabore de grands projets, on a plein de choses à dire, oui monsieur, et on va écrire un livre pour le crier au monde; de toute façon, à cette heure-ci, c´est nous qu´on a raison et qu´on nous contredise pas, notre puit de savoir n´a plus de fond; fchier, qui qui c´est qui descend cette vodka aussi vite? Depuis que je suis bilingue en portuguais, jpeux me faire un peu plus d´amis maintenant, domage que la plupart désertent la base, surement qu´ils sont attendus aussi, comme MâdAme, ont mieux à faire que de causer avec lolo, pourris! puis qu´est ce qu´il a l´aut dans l´miroir à mfixer depuis tout à l´heure, l´a rien d´aut à foutre? Les derniers larons descendent sur la plage, on regarde le lever de soleil brumeux, et on marche sur une plage remplie de déchets, certains humains, hé! jsuis encore dbout moi; et le soleil m´aveugle. Je m´applique à laisser le couple savourer le romantisme du premier lever de soleil de l´année en m´éclipsant quelques instants ''Fô qu´jaille pisser!''. La fatigue nous gagne, je laisse Abitbol et Nathalia à leur bus et m´en vais explorer les environs en quête d´une bouche de métro dans les rues animées de "Copa", comme on dit nous, les gens d´ici; et c´est que c´est une opération hardue avec une vitesse de pointe ralentie par le frottement des tongs, trop lourdes, sur le trottoir, et le chemin ralongé par le cheminement tout en trajectoire oscillante me faisant visiter chemint faisant le mur de gauche ou la bagnole de droite, au grès des caprices de l´organisation hurbaine, ''mal foutu, c´bordel!'' Et ouais, tu l´as dit pochard! Devenu indésirable dans les beaux quartiers, je file dans mon métro, et embarque, après qu´on ait enfin eu le bon gout de me tirer de ma sieste pour m´avertir que la rame (la première?) patientait sous mes yeux. Là encore, on me met des batons dans les roues, le métro ralentit à ma station, mais ne s´arrette pas, croyant à une erreur, on recommence dans l´autre sens pour le même résultat, c´est qu´il va falloir marcher, bonjour l´acceuil ici, et où est ce qu´on est au juste? Je m´en vais prendre un ptit dèj, puis comme c´est l´heure à l´hotel, un deuxième; le soleil, est déjà bien haut et chauffe en conséquence, je gagne mon dortoir bon dernier; mais comment diable suis-je arrivé ici? Pas le temps de répondre et bonne année.






Ce foutu premier janvier est toujours une lente et courte journée, et c´est tant mieux, parceque déjá je suis trés fatigué et ensuite c´est souvent mon procés; mais bon, si j´avais vraiment fait cela, hein, excusez, mais je pense que je m´en souviendrais... Je m´en vais voir la vue du haut du pain de sucre, et embarque tout juste dans le téléphérique pour me rendre compte que mon appareil photo est naze, et passe le reste de la montée á jurer dans la cabine. Ma poisse légendaire avec les appareils numériques se pourssuit apres l´écatombe de l´été 2004, je m´étais juré de garder celui lá plus longtemps quand je l´avais acheté au maroc en 2006 aprés avoir fait cadeau du mien aux pauvres; je suis la vache á laid de ces fournisseurs de technologies capricieuse. Et comme ma poisse concerne aussi les vues en altitude, dans les alpes, les andes, aux sommets des buldings de new york; ce sera du corcovado une vue bien nuageuse également...






Puisque j´avais bien commencé à Rio en perdant ma carte de crédit, je me contente de maudire la ville de son haut pendant un splendide coucher de soleil, et me console à mon hotel, où quelques Allemands, Suédois ou autres, soignent leur gueule de bois en recommencant. Certains me connaissent comme étant celui qui dort toute la journée, réputation éxagérée je dois dire, d´autres parcequ´un certain florian apelle pour savoir ce que je suis devenu; quoi qu´il en soit, moi, je dois aprendre à les connaitre, surtout que je partage ma chambre avec certains depuis plusieurs jours, et je me joins donc à eux.

Berck sur mer

Journées de 2009 pourries à Rio, où Copacabana beach prend des allures de Dunkerque; les chtis en moins, dieu merci, mais j´en dis pas plus, on m´a confisqué ma banderole l´an dernier en soirée. Pas de plage, quelques visites en ville sous la pluie, moi qui vient de laisser mon hotel d´artiste bordélique pour un plus huppé près de la plage, je suis pas loin de penser que cette ville ne m´aime pas, la prochaine fois, jviendrai en été. Heureusement que Florian et Nathalia font de leur mieux pour me distraire en me proposant des disputes quotidiennes assez amusantes. On visite un vieux tramay qui s´ébranle sur les collines de Santa Teresa, la famille de Nathalia très loin au fond de rio, un bar de bossa nova agité, et un soir, des potes à elles, dans la favela de Rosinha, connue dans toute l´amérique du sud, et dans laquelle je dois me rendre tout seul vers 22h30. Demandant par quel bus m´y rendre à l´auberge, je vois bien que c´est pas une destination courante, et arrivée à l´arrêt de bus pour le rendez vous, j´attends, heureusement que quelques minutes, en faisant de mon mieux pour paraitre naturel et regarder personne dans les yeux. Florian me dit avoir vu des gosses armés se balader en moto taxi, et c´est vrai que les gamins ont l´air turbulents. Pour le reste, et ce que j´en dis, c´est que les favelas, ça ressemble ni plus ni moins à la Bolivie. On reste skotchés avec les amis de Nathalia, qui connaissent le monde du coin, et on fais quelques bars dans la nuit, bien animée de la favella jusqu´a ce que florian soit tres fatigué; et je j´apprendrai le lendemain que les "amis" ont en fait été rencontrés sur la plage l´après midi même, j´avais pas compris ca moi....Peu importe finalement, ils étaient on ne peut plus chalereux.


Derniers jours à Rio où revient le soleil, et puis vient le temps où je me dis qu´il faut que je m´en aille, dix jours, c´est trop long là, je passe le dernier soir à boire avec quelques suédois, les deux comiques ne souhaitant finalement plus sortir après la dispute du soir. Je les retrouve le lendemain sur la plage d´Ipanema, sur laquelle aucun norvégien ou autre islandais ne vient éclipser mon éclat de blancheur imaculé; je les laisse juste avant la dispute de 19h, m´en vais prendre mon bus, et en profitte pour les remercier bien bas de ces chouettes dix jours en leurs compagnie.

Encore une traverssée de Rio en bus, de nouveau le sac sur le dos, et c´est reparti. J´ai le malheur d´avoir pour voisin de bus un officier de la marine brésilienne, tout droit revenu de son tour du monde post-école navale et qui commence à me donner quelques données techniques sur les sous marins que la france refourgue par morceaux façon ikéa à sa marine...J´ai une crainte un moment tant ce mariol m´en rapelle un autre, mais suis vite rassuré; il ne dégage aucune odeur pórtuaire, et ayant un peu d´expérience en la matière, je détourne le sujet habilement et il en finit par conclure qu´on aurait mieux fait de leur refourguer des TGV, qui éviteraient aux brésiliens de passer leurs vies dans les bus, plutôt que des sous marins nucléaires, tant il dit lui même que l´activité essentielle de la marine brésilienne a lieu sur l´Amazone et ses affluents....Maté le plaisancier brésilien, je peux donc conclure cet épisode rassuré.


C´est la dèche,
Pleut à Rio,
Si on me cherche,
Jsuis au bistrot.


Cap´tain Raí Souza Vieira de Oliveira