Huari
Puisque Valérie, la québecoise du bus de Lima, y travaille, et que c´est la fête du village, c´était là une bonne ocasion de me trainer à huari. Huari, c´est une petite ville sans interet au bout d´une longue vallée, de l´autre coté de la cordillère blanche. Et une fete de village au Pérou, c´est minimum deux semaines, pendant
lesquelles l´activité de la ville est endormie et où tous les villages environnants et personnes ayant un quelconque ratachement à la ville en prennent pretexte pour venir y picoller, par exemple moi. Ma seule spécificité à Huari est d´etre l´unique touriste, et donc aussi, le plus grand de la ville. Les autres gringos, les réguliers, étant les 4 filles, québécoises de l´ONG SUCO, installée ici pour aider les comunautés environantes sur les problèmes de nutrition chez les gamins.
Puisque Valérie, la québecoise du bus de Lima, y travaille, et que c´est la fête du village, c´était là une bonne ocasion de me trainer à huari. Huari, c´est une petite ville sans interet au bout d´une longue vallée, de l´autre coté de la cordillère blanche. Et une fete de village au Pérou, c´est minimum deux semaines, pendant
Je me pointe donc là bas, après de longues heures de bus de montagnes bien secouantes, m´installe sur le plancher chez les filles entre un bruyant lapin et quelques plus discrètes souris, et boit quelques bières avec les propriétaires des lieux, qui noient là les déboires de leur réunion mensuelle avec leur chef schyzophrène. On va ensuite au bal de ce bled, sur la grand place, au coeur de la grouillante vie nocturne de huari. Une des péruvienne de leur association, ou qui s´y affilie, j´ai pas bien suivi, tente, trois tete en dessous de moi, de me montrer les pas de danse locaux; la bière passe de main en main à la mode péruvienne; c´est à dire une bouteille, un verre, on se sert et on fait tourner; et des tas de gens d
isent bien fort des tas de trucs que je feinds avec une réussite mitigée de saisir le sens. En clair, c´est la fete à Huari. En fait, c´est la fête des feux d´artifice ce soir, et ce qui est drôle ici, c´est que ça part pas forcement en l´air. 4 tours en tiges d´acier ont été érigées sur la place où danse tout le monde. Elles s´embrasent à tour de role, sans prévenir, et pendant que la fanfare continue à jouer, elles balancent leur pétards et fusées dans absolument tous les sens. Certaines armatures tournent, bougent, vibrent, ou sont envoyées en l´air; parfois, ce sont des types, déguisés et équipés d´une montagnes de fusées criantes qui viennent semer la pagaille dans la foule. Malgrè ma formation à bonne école Berlinoise, je dois dire que je trouve leur désinvolture assez épatante. Le lendemain, je suis aimablement invité à prendre part à une des expédition
s de la team SUCO, avec Valérie et Geneviève, dans une comunauté reculée en montagne. Après un chemin en 4x4 un rien caillouteux, nous arrivames au lieu dit. Le but de la journée étant de mesurer et peser tous les gamins de moins de cinq ans, j´avais tout de suite l´oeil agard, prêt à dénicher le ptit gros qui voudrait se planquer dans un coin. Mais le premier drive-in étant à plusieurs heures de bourros d´ici, de ptit gros, il n´y avait point. Toutes les mères du village étaient là avec leur rejetons; aucun bonhomme; on est samedi, et ces gentlemans se devaient de se reposer pour la fatiguante après midi qui voyaient se mélanger un alléchant Bolovie-Pérou et la corrida de Huari; une belle cuite en perspective. Je dois dire que les Mamas du coin ont assez la classe, fringuées de toutes les couleurs, nattes dans les chevuex et gros chapeau, c´est assez typique; certaines ont aussi un portable, ce qui l´est moins; les gamins sont crasseux avec de grosses joues et un beau sourire; et j´ai aprécié avec attention leur technique pour se nourir, consistant à étaler avec le plat de leur main l´ensemble de la nouriture sur tout leur visage avant d´essuyer ça dans les larges jupes de leur mère comblées. Tous les gamins dimensionnés, les mamas eurent droit à un petits exposé sur le comment faire la bouffe équilibrée aux petits gamins crasseux qui leur courent dans les basques toutes la journée. Malheuresement, elles n´avaient pas fait leurs devoirs, et peu avaient ramené le plat d´exemple qui devait nous servir de manger à l´oeil ce midi.
On revient le 4x4 raz la gueule à travers les petits bleds locaux, où règnent poules, anes, cheveaux, chèvres, et surtout cochons, qui malgrès leur réputation peu élogieuse, sont pour moi les mieux lotis de la ferme. Ils bossent pas, ils bouffent tous le temps, on les emmerde pas, ils sont sales et heureux, et se contentent d´un rien puisqu´ils mangent de tout. Petite aparté sans interet à priori, mais c´est mon homage à cette humble bestiole pour le souffle de bonne humeur qu´elle sait influer dans la parfois triste condition animale des fermes péruviennes! Merci cochon.
Puisqu´il en est de la triste condition animale, parlons en: Dans le fond de mon après midi péruvienne, mes hôtes ayant fini par aller faire acte de présence dans leur locaux, je me retrouvais seul et désoeuvré. La ville était déserte, et étant habitué aux spectable populaires sadiques et barbares, je me proposais de rejoindre les habitants à leur distraction. Sauf que cette fois, ce n´était pas de foot qu´i
l s´agissait, mais de corrida. N´ayant jamais vu ça de ma vie, j´essayais donc d´y jetter un regard neuf. Je vis donc quelques cinq bonhommes moulés de paillettes, pour la plupart ventripotents, tenter quelques sorties hasardeuses de leur derrière de palissades pour titiller un torro qui les toisait depuis le centre de la piste. Je dois dire que le spectacle de ces gros lards en fushia qui se trémoussaient en aurait désabusé plus d´un, aussi est-il difficille d´en vouloir à la bete, qui, surement dégoutée et en proie au malaise -quasi général à ce moment là- à relaché son attention et fut poignardée dans le dos par deux des complices des étoiles du spectacle. Il n´en fallait pas plus à nos héros pour se dandiner jusque derrière leur abris, pour ne pas risquer la réaction de la bête, qui, de toute façon passe alors près de cinq minutes à se frotter contre les barrières pour tenter de se débarasser de ses épées. Entre alors la star, le matador, plus brillant et au torse plus gonflé que les autres, qui lui, a compris que la bête, mourante et stupide, fonçait tete la première dans la large cape rouge, et qu´il suffisait de ne pas se trouver derrière mais à coté pour ne point se faire renverser. C´en est alors parti pour dix interminables minutes pendant lesquelles la depsure fait tourner l´animal en bourique. S´y mettant finalement à trois, l´animal finit par tourner le dos à ses gracieux assayants, et s´en va d´une démarche peu assurée, marcher en s´appuyant sur la balustrade, gratifiant le public d´une quinzaine de mètre de trainée sanguinolante avant de s´efondrer, et de se raidir froidement. Là les pailleteux avancent la main, tremblante, et avec hésitation, pour avec courage, toucher la bete à main nue. Le fier toréador parade avec ses hommes de main; ils ont buté la vache et ils sont bien fiers.
Après ce spectacle pathétique, je m´en suis retournée dans la ville endormie, où les vendeurs du marchée faisaient la sieste vers 17h sur leurs étales, regardant d´un oeil distrait l´équipe du Pérou perdre son match.Le soir, on fait quelques courses dans le tentaculaire marché de Huari, et on gratifie notre panse d´une bonne bouffe et d´une bouteille de tord boyau bon marché qu´ils ont appellé à tout hasard, disons, du rhum. Fin près pour la fete, et rejoins par quelques locaux amis des québecoises de l´Ong, on s´en va plein d´ambition faire la tournée de toutes les boites de la ville; d´abord l´une, puis l´autre. Sur le rythme des tubes années 80´, on s´en finit tous bien saouls, et vers 3h du mat, je suis à nouveau pris du "mal d´altitude". Je rentre avec Noémie et Maud, qui elle, est prise d´un hoquet foudroyant; saleté d´air des montagnes!A noter ma déception à Huari, dont la fète est connue pour etre le lieu où déguster du chat ; malheureusement, il y eut visiblement pénurie de chat ces dernières années et la tradition s´est perdue ; il faudrait désormais amener son propre chat pour avoir le plaisir d´y gouter...
Le lendemain, ce tape-cul de bus me ramène à Huaraz, et je suis contraint de faire semblant de dormir, mon voisin tenant absolument à etre l´ami du gringo du bus, puis à ce que ça se voit; passe son temps à m´indiquer ce qu´il y a à voir au dehors; "regarde, les montagnes" dit-il en me désignant les montagnes. Ce fut un dur dimanche de gueule de bois suplémentaire.
Je retrouve mon groupe anglo-californien qui revient dans un triste état d´une journée en montagne. J´ai aussi un nouveau compagnon de chambrée, un israélien interessant, qui voudrait bien venir avec moi pour faire un sommet, mais lui, ce qui l´interesse à grimper, c´est l´everest, le reste ne trouvant que peu de grace à ses yeux; le seul détail qui le préocupe est de savoir s´il lui faudrait prendre un guide pour l´everest ou non. Estimant le loustic d´un très haut niveau, je pense que je ne m´embarquerait pas avec lui.

Car désieux d´ajoutter un chapitre à mes déboires montagneux, j´ai pris contact avec le boss d´une agence, qui s´était démenné en vain, á faire le tour de la ville en moto, pour dégotter quelque paire de godasse extravagantement grande. Ce beau gosse péruvien du surnom de "franck" et qui se révelera être un escroc de petit calibre comme il en pululle dans la région a finalement mis sur place deux groupe, le mien, constitué de moi et d´un guide, et celui d´un anglais, constitué de l´anglais et d´un guide. C´était pas prévu comme ca, mais un guide perso, c´est le luxe. On parcours quelques heures d´un terrain à bosses imonde et on est laché en fin de matiné au bout du chamin, dans un refuge oú seul demeure Domingo, "rangers" dit-il du parc. On s´y installe, et non au camp de base comme prévu. Ce qui fait qu´on ajoutera les trois heures de montée prévues ce jour au programme du lendemain; mais je ne râle pas, car à la place, on acompagne James en initiation à l´escalade sur glacier, c´était pas prévu non plus, mais ça, ça me plait.
On s´installe l´après midi sur une pente d´un joli glacier, on grimpe, on appprend deux ou trois trucs et mon guide m´arêtte un peu avant la fin pour garder bonne forme pour le lendemain.
On rentre au refuge, et on mange, James, moi, avec les deux guide et le rangers, autour d´une bougie et d´un poelle á bois, un de ces repas de montagnars Péruvien, potage blindé à la pasta, et mélange de thon, riz et patates, dont je n´ai jamais réussir à entrevoir le fond. L´anglais n´en laise pas une miette; l´éducation culinaire outre manche rend bon client il va sans dire. James me raconte sa vie, il est dans la Royal Air Force au service de sa majestée, et se tape ses pemières vacances apres une année entre l´irak et l´afghanistan, oú il a passé quelques chaudes heures; sa préocupation me dit-il est de se barrer de l´armée; au début c´est marrant selon lui, mais tu sais dit-il d´un air penaud; "il y a mieux à faire á 25 ans que de se faire tuer". J´ai l´impression d´être un ptit privilégié qui parle à un condamné; il n´avait qu´à découvrir ça plus tôt aussi, la flèche; on va se pieuter dans un lit superposé sous un toit en tole.
A minuit passées, Juan, mon guide, vient me lever. Il s´agit de ne pas réfléchir, encore, on s´arnache comme pour aller sur la lune, et après un thé bienvenu, on s´arrrache; on longe l
a route, il voit trois pierres à la verticale, et c´est ce qu´il apelle un chemin. C´est parti pour deux heures de tobogan caillouteux et boullaisseux à remonter à la verticale; une vraie vacherie avec des chaussures en plastique, j´aurai préferré expédier ça la veille. Comme il me fait pas de cadeau, on ne rejoint pas non plus le camp de base, et on atteind le glacier à 4 heures au mauvais endroit, et dans un froid pas croyable, j´ai du mal à réchaufer mes doigts; vivement le soleil de 5h. Il m´encourage à prendre mon temps et à respirer, mais je me rends pas encore compte à quel point il me rend la montée infernale en se trompant d´itinéraire. On chausse les crampons, et toujours dans le brouillard et dans le noir, on doit s´arrêter dix minutes pour laisser re-percer la lune et qu´il retrouve son itinéraire. C´est raté et on monte le glacier pendant une heure, sur une trajectoire inexploré, qui nous fait patauger jusqu´au dessus des genoux dans une soupe glacée, sur une pente à 45 degrés. C´est épuisant, le pieds d´appui, même la neige tassée au mieux, s´enfonce au momemt du dit appuis; le piolet n´est utile qu´à l´horizontale pour acrocher la surface, on pour ainsi dire, on progresse à quattre pattes dan la pente. C´est aussi fatiguant qu´inutile quand le chemin le plus utilisé ces derniers jours, et mieux tassé, se trouve à 50 mètres à gauche. On finit par le rejoindre au levé de jour, par l´intermédiaire d´un pont de neige douteux qui fend le glacier en deux; il passe, tend la corde, je tire dessus, passe rapidement, non sans m´enfoncer jusqu´à la taille, mais sans plonger. On
progresse mieux jusqu´à six heures, on marche enfin au dessus des nuages. Le problème, c´est qu´il y en a aussi au dessus, et quand on arrive sur le petit plateau d´où part l´arrêtte somitale, on voit le sommet se faire absorber. Je suis vraiment fatigué à cette heure et j´avance plus bien vite, Juan me dit qu´à cette allure, c´est trois heures encore, qu´il y a de bonnes chance que ça tempête en haut, et qu´on y verra rien; et pour les points de vue sans visibilité, j´en ai une expérience comblée. Il voudrait qu´on redescende, je décrette la pause, les nuages qui sont sur nous filent, mais 15 minutes après, c´est pire sur le sommet. Encore bloqué à 5300 métres, on redescend, quand c´est pas la saison, c´est pas la saison.
a route, il voit trois pierres à la verticale, et c´est ce qu´il apelle un chemin. C´est parti pour deux heures de tobogan caillouteux et boullaisseux à remonter à la verticale; une vraie vacherie avec des chaussures en plastique, j´aurai préferré expédier ça la veille. Comme il me fait pas de cadeau, on ne rejoint pas non plus le camp de base, et on atteind le glacier à 4 heures au mauvais endroit, et dans un froid pas croyable, j´ai du mal à réchaufer mes doigts; vivement le soleil de 5h. Il m´encourage à prendre mon temps et à respirer, mais je me rends pas encore compte à quel point il me rend la montée infernale en se trompant d´itinéraire. On chausse les crampons, et toujours dans le brouillard et dans le noir, on doit s´arrêter dix minutes pour laisser re-percer la lune et qu´il retrouve son itinéraire. C´est raté et on monte le glacier pendant une heure, sur une trajectoire inexploré, qui nous fait patauger jusqu´au dessus des genoux dans une soupe glacée, sur une pente à 45 degrés. C´est épuisant, le pieds d´appui, même la neige tassée au mieux, s´enfonce au momemt du dit appuis; le piolet n´est utile qu´à l´horizontale pour acrocher la surface, on pour ainsi dire, on progresse à quattre pattes dan la pente. C´est aussi fatiguant qu´inutile quand le chemin le plus utilisé ces derniers jours, et mieux tassé, se trouve à 50 mètres à gauche. On finit par le rejoindre au levé de jour, par l´intermédiaire d´un pont de neige douteux qui fend le glacier en deux; il passe, tend la corde, je tire dessus, passe rapidement, non sans m´enfoncer jusqu´à la taille, mais sans plonger. On
progresse mieux jusqu´à six heures, on marche enfin au dessus des nuages. Le problème, c´est qu´il y en a aussi au dessus, et quand on arrive sur le petit plateau d´où part l´arrêtte somitale, on voit le sommet se faire absorber. Je suis vraiment fatigué à cette heure et j´avance plus bien vite, Juan me dit qu´à cette allure, c´est trois heures encore, qu´il y a de bonnes chance que ça tempête en haut, et qu´on y verra rien; et pour les points de vue sans visibilité, j´en ai une expérience comblée. Il voudrait qu´on redescende, je décrette la pause, les nuages qui sont sur nous filent, mais 15 minutes après, c´est pire sur le sommet. Encore bloqué à 5300 métres, on redescend, quand c´est pas la saison, c´est pas la saison.C´est tout le soucis de ce sport; avoir assez de volonté pour aller au bout, et assez de lucidité pour revenir entier; je dois être un vieux sage.
On redescend tranquillement, en faisant quelques cascades chacun dans le tobogan à boue; je suis toujours un peu aigri d´encore avoir échoué, mais ca m´empêche pas de m´efondrer en sieste en arrivant au refuge. Domingo fait la bouffe, puis on attends notre taxi. L´aprés midi passe, aux horaires péruviens, pas d´inquiétude. On s´intsalle à l´ombre; ma face cramée et clauquée malgré mon 60+ n´aimant plus le soleil, je montre des photos à Domingo et regarde des fiches de vocabulaires en espagnol, ce qui permet á Juan de se mettre au francais. Si je peux passer du temps à parfaire mon epagnol avec mes deux zigoto, le soucis, c´est que le taxi ne vient pas, et ça me gonfle, je commence à négocier la moto de Domingo, mais la route est longue pour descendre, et assez galère, et je veux pas payer ce que l´agence ne me rembourssera probablement pas. C´est un piége à con, il va faire nuit, il pleut; Juan a un contrat av
ec une autre agence le lendemain, il est aussi bien emmerdé. L´autre guide revient avec un James lessivé; il me dit que c´est pas la premiére fois; j´en conclus que si voiture il y a, ce sera le lendemain, en aprés midi, pour récuperer tout le monde. Qu´à cela ne tienne, je suis logé et nouri á l´oeil, et debout depuis minuit; je mange et vais dormir dix bonnes heures. Le lendemain, je me léve à l´aube et dis á Juan que je m´en vais. Il vient avec moi si j´attend le café. ca roule, on part sur le chemin, on traverse quelques bleds des plus perdus, et après trois heures d´une sympatique balade, on trouve un taxi, qui nous ramène jusaqu à l´agence à qui je donne la note. Le responsable est étrangement abscent, le galant bonhomme laisse pour la première fois place à une "secrétaire", parfaitement bilingue anglais et dont le rôle est d´arondir les angles quand les problèmes reviennent, à grand coup de "sorry", et en proposant treks et excursions à défaut d´argent, pendant que le vaillant gredin se planque, probablement en arrière boutique. C´etait couru d´avance, et je m´en vais, gardant les gants d´alpinisme de location en consolation. Un ptit contretemps, vraiment pas pénalisant financièrement, et un trek de retour gratuit!En sortant, j´ai senti que mon temps était fait ici, tous ceux que j´y avais croisé étaient reparti, il faisait un temps pourri, je collectionais les revers sur les sommets environnants; c´était décidé, je me casse. Je file alors chercher un billet pour Lima, dispo le lendemain; la fille écoute du Cabrel, elle conprend pas ce qu´il dit, moi pas tout ce qu´il veut dire d´ailleurs; en tout cas, c´est marrant.
Derniére jounée à huaraz, je lave mes fringues crottées, faire réparer ma p
auvre parka, chez un cordonier dont est pote le vieillard de l´auberge, et qu´on trouve noir de cire avec sa femme sous une pile de chaussures dans un garage d´un quartier rustique et laid du fond de huaraz; je dois aussi en recoudre quelques bouts, laver les bottes d´escalade, empackter le tout dans mon sac; j´en oublie pas de faire quelques détours par mes restos preferrés, et le célébrissime café Andino, repère de touristes, soit, mais endroit superbe pour glander, prendre un café sur un canapé ou un ptit déj monumental au milieu de l´aprés midi depuis le dernier étage avec vue sur les montagnes.
Demain, je descends vers Lima pour un trépident week end, puis direction plein sud, fini la météo pourri, jt´en foutrai du mucho nueve moi!
A bientot les enfants;
Loic, hautin, peut aussi bien aller bien bas pour prendre son monde de haut.


