vendredi 31 octobre 2008

Sachez, MÔnsieur, qu´à la spéculation, je préfère l´action.


El Misti

Notre petite troupe s´ébranle sur les routes au petit matin après avoir chacun lesté son sac de plusieurs litres d´eau, celle-ci étant se faisant sur les pentes d´un volcan. Notre groupe est tout d´abord constitué d´Annick, une Acadienne, qui est une autre sorte de francophone d´amérique du nord, ce qui m´en fait aprendre plus sur les subtilités de notre langue en ces contrées; vient ensuite Jiva, un Brésilien prof de rafting dans le coin, puis Alfredo, notre guide, qui est allé grimper l´éverest par le versant tibétain il y a de cela cinq ans. C´est pas un guignol. Je complète ce fin trio après avoir rencontré Annick le jour de mon départ raté vers Cuzco, l´ocasion était trop belle d´enchainer sur quelque chose sans y réfléchier au lieu de ruminer ma déroute. Bien sûr, je le regrette assez vite, comme à chaque fois que j´ai mis le pieds sur une montagne, je me demande vite ce que je suis venu fouttre ici; et surtout, pourquoi et encore; mais les questions sucombent à la fatigue, et je reviens bien sagement à ma condition de bête mulet qui avance sans savoir pour

Après une rude et lourde montée le premier jour, on rejoint un petit groupe de rigolos, deux polonais et un français, avec qui on partage notre repas et la vue vraiment superbe sur Arequipa, 2000 mètres en contrebas, qui s´illumine en même temps que décline le soleil. Le levé à 3h du matin est toujours aussi peu agréable, même si moins froid que mes précedentes expériences; on part sur les pentes, et Annick doit rapidement faire demi-tour, en proie à un mal d´altitude trop intense. Notre guide prend le temps de redescendre pour la racompagner, remonter et nous doubler sans qu´on ne le surprenne à respirer. Le français et un des polonais, qui remonttent la cordillère depuis le sud depuis 8 mois en montant tous les ommets qu´ils croisent, n´ont pas de mal non plus à nous laisser sur place.



Je vois le solide Brésilien végetter une heure au dessus de moi et le dernier polonais une bonne heure en dessous, dès le levé du jour, quand l´ombre conique du misti se projette sur les paysages alentours. Je suis bien content d´être laissé seul à avancer à mon rythme et à prendre autant de pause qu´il me plait; si ce n´est que c´est le guide qui a la bouffe et qu´il fonce vers le sommet le saligaud! Il n´y a plus de neige sur ce volcan à cette péridoe de l´année depuis quelques cinq-six ans qu´il fait assez chaud pour la liquider; on monte donc sur des espèces de chemin qui alternent gravillons et gros cailloux et qu´il vaut mieux trouver, sous peine de demeurer embourbé dans des pentes de cendres, qui ressemblent à du sable noir bien fin, et dans lequel il est dur de grimper. Arrivant près du sommet, je croise un félé d´américain, new-yorkais de son état, trappu et barbu, qui a fait tout le chemin depuis le centre ville et dormi tout seul au camp numéro deux; il est en train de redescendre du sommet, et alors que je me croyais tout prêt de l´arrivée, il m´en promet encore une heure. Je le maudit, et continue, il en reste en fait moitié moins. J´avance vraiment plus bien vite, m´arrete tout le temps, mais je rejoins les autres au sommet, à 5750m, juste avant 10h, après six heures de montée. Jsuis vraiment bien content et bien crevé; on rejoint le bord du cratère tous ensemble au fond duquel bouillonne une mixture jaunatre dont s´échappent fumeroles et ordeur d´oeuf pourri; c´est un drole de spectacle, mais on est tous content, une belle brochette abrutie par la fatigue et l´altitude, on est comme des gosses avec le sourire jusqu´au oreilles. On redescend au bord de la pente en à pic, au bord du gouffre, on a la vue comme dans un avion, et on fait la sieste pour attendre le polonais. Tombant de sommeil à chacune de mes pauses depuis le matin, j´ai aucun mal à dormir, et je me réveille avec un bon mal de boite; il va etre temps que je redescende. Le dernier polonais arrive, avoue avoir dormi à deux reprises sur la montée; on fait quelques photos, puis on se sépare. Alfredo fonce dans la pente de cendre, on decend ça en courant, en bondissant comme dans le pente d´une dune; ça va vraiment vite, il faut juste éviter les quelques grosses pierres, et en vingt minutes, on a redescendu les 1200 m de dénivelés si chèrement gagnés le matin. On replit tout notre camp avec difficulté, et on s´en redescend bien courbaturés tous ensemble vers notre 4x4 quelques heures plus loin. Mon mal de crane passe en arrivant en ville, comme les autre fois, et on va se manger quelques plats typiques avec Annick, dont le fameux cochon d´inde, qui est assez pénible à décortiquer, mais se laisse bien mangé, tout emballé de pisco sour. On finit cette rude et longue journée sur le toit de notre hotel à picoler diversses choses avant une bonne grosse nuit.


Lac titicaca


A nouveau tout seul comme un grand, je prends la direction du lac Titicaca en milieu de journée, et arrive à Puno en bordure de lac à la tombé de la nuit. Pour la première fois depuis un mois, je me paie le luxe d´une belle chambre privée dans un motel douteux, avec grand lit et au chaude parfois; du grand luxe. La conséquence est que je ne me lèverai jamais à point pour m´en aller visiter l´ile de Taquile, et je me contente des iles flotantes, ou iles Uros, un espèce de grand village, contruit sur des iles artificielles de terres et roseaux, qui flotent suffisament bien pour qu´il y installent leurs maisons en roseaux aussi. La visite de ce villages et des dizaines d´iles le constituant est devenue la grande sortie touristique de la région de Puno.


Retrouvant ma condition de vagabond solitaire, je trainasse dans les rues de Puno, anormalement animée en ce soir d´Halloween, où tous les gamions Latinos, habitués à craché sur l´américanisme, se baladent déguisés, citrouille en plastique à la main, le tout dans un bordel bien bruyant, qui, et c´est tout à leur honeur, est lui, typiquement Latino.


La suite de l´histoire me voit m´élancer d´un pas chaloupé en direction de la Bolivie; les douaniers ne mouftent pas, et je me retrouve vite à Copacabana, célébrissime station balnéaire, mais celle ci sur le lac Titicaca, où le soleil ne tape pas moins fort.


Mes nouveaux compagnons de déroute sont Anglais cette fois, on se trouve un hotel ensoleillé avec vue sur le lac pour une misère, et on se on tourne en rond dans la ville jusqu´au classique local, le coucher de soleil sur le lac depuis le sommet du chemin de croix en applomb de la ville.


Le lendemain nous mène sur les iles aux alentours, qui, si elle méritent la palme de la tranquilité, ne se trouvent pas etre si "magiques" que j´ai bien pu le lire ici ou là. Quelques vielles ruines, les mêmes Madames aux saloperies dites artisanales qu´un peu partout. Mes anglais se révèlent être de vrais rats, chacun voyagent depuis huit mois autour du monde avec le billet du même nom, et les voilà à marchander le moindre centime, à essayer de résquiller la moindre entrée, et à s´adresser constament aux locaux dans un anglais de british de tête à claque insuportable. Jm´en retourne donc sans regrets à mes erremenst solitaires dès le retour de notre barcasse dans la fin de journée.





Après un passage du bout du lac sur quelques rafiots pourris en bois dont on ne comprend pas comment ils ont suporté le poids du bus, le lendemain m´offre enfin La Paz sur un plateau; une fois que ma sympathique américaine de voisine se fut finalement tue, la sublime arrivée en longeant le haut de la vallée dans laquelle déborde la ville cloua tout le bus aux fenetres devant ce panorama ma foi époustouflant. Notre chauffeur, pas le moins du monde troublé par le bus croisé auparavant, siestant sur son flan et qui fit rire jaunatre tous ses passagers, nous fait basculer dans le fond sans concession aucune pour quiconque se trouverait sur le passage de son engin. Je fais une triomphale entrée dans La Paz un lundi de novembre sous un pâle soleil de fin d´apres midi, et je ne résiste pas à la flaimarde envie de laisser mon auditoire en fusion au beau milieu de ce suspense insoutenable; mais que va t-il arriver à Super Touriste?



Concision dans le style, précision dans la pensée, décision dans l´action;


Loïc, en toute humblitude.

Aucun commentaire: